Extrait de l’article de Corinne Smith (journaliste à l’écologiste)

Olivier de Schutter(1) annonce qu’il plaidera pour des mesures en faveur de l’agriculture Bio lors de la session du comité de la sécurité alimentaire mondiale qui se tiendra à Rome du 11 au 16 octobre 2010 (Le 15 octobre est la journée mondiale de l’alimentation)

« …Une prise de position qui accentue nettement un tournant en faveur de l’agriculture biologique après des décennies de promotion de l’agriculture industrielle …. » Corinne Smith
« Si les chefs d’état au G20 (2009)en Italie se sont engagés à mobiliser 22 milliards de dollards sur 3 ans pour améliorer la sécurité alimentaire…La question la plus importante en faveur de l’investissement n’est pas combien mais comment .. » Olivier de Schutter
« l’agro-écologie fait mieux que l’agriculture industrielle » Olivier de Schutter

Son propos :
Þ accéder à une vision complexe de la question, intégrer l’accès à l’alimentation à la crise climatique, à la déperdition des ressources naturelles..
Þ Promouvoir des techniques agricoles écologiques pour augmenter la production alimentaire et pour réduire la dégradation des conditions climatiques..

Cette annonce a été faite lors du colloque organisé par l’ONU les 21 et 22 juin 2010 à Bruxelles « The contribution of agroecological approaches to meet 2050 global food needs »
Suite à ce colloque, un communiqué publié par l’ONU cite l’étude menée en 2006 (2) sur 286 projets dans 57 pays (exemples d’approches agro-écologiques à Cuba, au Brésil, à Nairobi)

Par ailleurs, il faut rappeler que dés 2007, la FAO soulignait les avantages de l’agriculture BIO dans un rapport intitulé « Agriculture biologique et sécurité alimentaire » : « …le recours à des procédés naturels améliore aussi le rapport efficience-coût ainsi que la résilience des écosystèmes agricoles au stress climatique »
Conclusion du rapport cité :
« Ces modèles suggèrent que l’Agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui mais avec un impact mineur sur l’environnement »

(1) : Olivier De Schutter est un juriste belge et professeur de droit international à l'Université catholique de Louvain (UCL, Belgique). Il est depuis mai 2008 rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation du Conseil des droits de l’homme à l'Organisation des Nations unies.
(2) : « agroecological approaches toagricultural development » Jules Pretty RIMISP-2006